samedi 19 mai 2007

050 SPIP Service Particulier d'Insertion Problèmatique


0063 sarkozysme rédempteur : leçon 1
Beaucoup, ou personne, attendent de lire le compte-rendu de ma convocation chez l'assistante sociale pénitentiaire, lundi 10 août 2009 au 12-14 rue Charles Fourier Paris XIII.
Cela s'est très mal passé. Jamais je n'aurais imaginé que cela soit aussi pénible.
Il m'a fallu 2 jours de récupération avant de pouvoir appuyer sur les touches de mon clavier.
L'enfer absolu.
Mon devoir de citoyen exigeait que j'adopte l'attitude ferme et résolue d'un retraité qui refuse de suivre une formation professionnelle sous peine de faire 6 mois de prison (et en chambre stérile, en plus) et de ne pas me plier aux exigences du service juridique de mon frère, sis au 4 boulevard du Palais à Paris (phonétiquement appelé "Palet D'justisse"), condamnations proférées par :
- madame la future ex-présidente de la chambre correctionnelle 10A, Anne-Marie Beauguion, flanquée de ses comparses,
madame la future ex-vice-procureur de la République Véronique Degermann et de la future ex-greffière de la République Charlotte Galant.
Confirmé en appel par les cinglés suivants : madame la future ex-présidente Morat, madame la future ex-conseillère Schoonwater, monsieur le futur ex-conseiller Franchi, madame l'avocat général Vichnievsky, monsieur le futur ex-greffier Fenogli. Aucun prénom disponible.
À propos de Galanteries, il y a de quoi devenir un peu macho. On ne dit plus des conneries du genre "femme au volant, morts au tournant !", mais les machos qui me lisent vont recommencer avec des "femmes au tribunal, justice fatale !"
En cet historique lundi 10 août 2009, 220 ans et 6 jours après l'abolition des privilèges (nuit du 4 août ) il s'agissait pour madame l'assistante sociale pénitentiaire, spécialisée dans la réinsertion des malfrats et d'un retraité, de trouver un moyen pour faire travailler un rétif au travail (depuis 40 ans), un de ces millions de fainéants, dénoncé par mon frère à des policiers horrifiés par tant de parasitisme éhonté de ma part.
Il s'agissait pour moi de lui faire comprendre que l'article 28 de la loi dite "Le Pors" pouvait la tirer de cette ubuesque situation :
Loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires (loi Le Pors), article 28 :
” Tout fonctionnaire, quel que soit son rang dans la hiérarchie, est responsable des tâches qui lui sont confiées. Il doit se conformer aux instructions de son supérieur hiérarchique, sauf dans le cas où l'ordre donné est manifestement illégal et de nature à compromettre gravement un intérêt public. ”
Or, 6 violations des Droits de l'Homme, cela fait 6 bonnes raisons de refuser de se transformer en risée internationale, à l'instar de sarkozy, dont les pitreries secouent la Terre entière.
Même dans un pays qui vient de perdre son secrétariat aux droits de l'homme, devenu inutile, superflu, puisque que notre pays est déjà considéré comme étant le pays des droits de l'homme, d'emblée. Pas la peine de rajouter un bureau.

La carrière de Rama Yade a fait couler beaucoup d'encre, mais aucun journaliste n'a eu l'idée d'interroger le service des objets trouvées concernant le secrétariat d'état aux droits de l'homme.
Personnellement, je préfère l'anglais, pour une fois, pour parler des droits humains , "human rights" (femme, enfants, pas encore le chat et chien).
C'est peut-être un de ces mystérieux micro-trous noirs qui aspire tout. Que voulez-vous, en l'absence de médias, on se livre à toutes les conjectures.

Il y a de plus en plus d'humains, de moins en moins de droits. C'est peut-être lié : la rareté génère la valeur. Et vic-versa. Lorsque la Terre était parcourue d'éparses tribus nomades, quelques millions seulement, ils avaient tout, tous les droits itou.
Aujourd'hui, en divisant "humanité" par 6,4 milliards, on obtient une valeur 1/6 400 000 000 = 0,00000000015. C'est ma valeur : pffft !


Je devais simplement m'asseoir, récupérer suffisamment de souffle pour prononcer à sa place des mots sentencieux :
- vous m'avez envoyé une convocation par voie postale, vous connaissez donc mon adresse, pourquoi dois-je vous prouver que j'habite quelque part ? Pourquoi ?
- ben... vous avez été condamné à ça...
- pourquoi ais-je été condamné à habiter chez moi ?
Puis,je devais enchaîner sans la laisser récupérer :
- de plus, vous m'avez demandé de fournir des justificatifs de soins médicaux, sans préciser lesquels. Si vous parlez de mes poumons, ou de ce qu'il en reste, merci, je n'ai pas besoin que l'on me condamne à suivre un traitement médical pour cela, je suis assez grand ! Je suis suivi depuis 3 ans.
- vous voyez le pneumologue tous les combien ?
Voilà. Habituée à remplir des convocations pour ceux qu'elle réinsère, il lui faut un planning de convocations, de soins. La routine s'installe. Je ne suis pas de cette routine !!!

J'étais descendu à la place d'Italie pour ne pas avoir à changer de métro, avec ses escaliers. Je comptais acheter une petite bouteille d'eau sur le parcours. Oublié.
À peine arrivé dans son bureau, en pleine quinte de toux, elle me propose de l'eau !
Comment voulez-vous être mordant, incisif, agressif et ridiculiser une fonctionnaire pénitentiaire... aux petits soins avec vous ! Pas évident. Le piège s'est refermé.
La torture se fait plus subtile :
- nous allons d'abord faire connaissance, monsieur.
J'ai bien essayé de redevenir normal, c'est à dire outré, vitupérant, avec envies de meurtre :
- mais je n'ai pas demandé à faire votre connaissance, moi. Je n'ai rien à faire là, si ce n'est pour faire plaisir à mon frangin, il y a Derrick à la télé, je m'en fous de vous...
Vlan ! Un autre verre d'eau. Servi avec à propos. A pleurer.
J'avais presque envie de gueuler "mais vous allez me martyriser en vous ridiculisant , oui ou m...! ". Vous allez me menacer d'internement abusif pour refus d'habiter chez moi, refus d'y faire le ménage, refus de tout verre d'eau...

Au bout d'une heure, le froid et imperturbable innocent drapé dans le silence obstiné de l'outragé répétant "Pourquoi ?!", racontait sa vie !
- vous fumez encore ?
- ben (je n'ai jamais su mentir de ma vie), oui, 4, 6 maximum. Je suis toujours en manque, toujours énervé... ET VOUS ? (ultime tentative d'agressivité).
- j'ai arrêté il y a 4 ans, c'est encore dur.
- j'avais lu une étude japonaise, il ya une trentaine d'années, sur l'addiction physique(anglicisme ? "dépendance", plutôt). Jamais retrouvé dans l'Internet. Le cannabis à 0, mais noté quand même, à cause de la dépendance psychologique, le tabac à 10, sur une échelle de 0 à 10. L'héroïne et opiacés à 6, alcool à 5, cocaïne à 4,5...
- elle approuve, elle connaît d'autres études qui confirment à peu près. En tous cas, cela a été dur d'arrêter.

Et me voilà en train de raconter ma vie de "drogué":
- je suis peut-être le dernier hippie, premier joint en 1967, le deuxième en 1968...presque tous les soirs de 1975 à 1995...
Cette entrevue est une vrai cata. Fiasco total. Je suis également capable de connerie, et dans ce domaine, je me découvre un don de con.
Et ironie, j'en sort avec le pensum que je trouvais le plus ridicule, celui que je refusais absolument de fournir. Apporter ma quittance de loyer ! Rendez-vous le 16 septembre 09 pour ça.
J'ai quand même pensé à lui fournir le texte de l'article 28 "loi Le Pors". Elle le lit !

Un vrai nul question révolte. Tant que j'ai en face de moi une tête à claque, ou même n'importe quel flic pris au hasard, male ou femelle (anglicisme, 5 ans aux États-Unis, ça laisse des traces), je peux gueuler, me battre, manifester, j'ai même envoyé 3 pavés, je sais plus quand.
J'ai le droit d'écrire la phrase précédente sans risquer de diffamer parce qu'aucun flic n'irait faire son devoir en arrêtant les faussaires du 30 rue Hénard 75012. Si vous en trouvez un, j'efface.

Cette sournoise m'a pacifié. Crier "aux armes, citoyens", face à un sourire qui noie tout dans un verre d'eau.
L'heure de rendez-vous ne me convient pas. Pas de problème, c'est arrangé en 2 secondes. Et merde ! Idée : je suis trop essoufflé pour prendre le métro, cette convocation pour un premier entretien est la dernière.
Et je la surprend se renseigner à voix basse, derrièr mon dos, pour savoir si on ne pourrait pas me trouver une voiture...
Vous auriez pu dénoncer la torture, la barbarie, vous ?

Quoi que, un retraité que l'on vient chercher en voiture, sûrement avec boissons à bord, pour le conduire vers un organisme de recherche d'activités plus ou moins ludiques... Cela pourrait peut-être encore révolter et mobiliser les foules, abattre le régime qui a conduit à une telle situation.
Il y a tout de même marqué "dangereux (ou autre), et à soigner", dans mon casier judiciaire.
J'ai tout de même reçu une facture de 270€ à déduire de ma première pension.
J'ai tout de même été convoqué, à ma grande colère, pour une empreinte génétique d'ADN ! Parce que la loi oblige tous les condamnés à donner leur empreinte ADN. Ça coûte 470€ par tête de repris de justice. La loi étant rétro-active, il y a 2 millions d'empreintes à traiter, à conserver (40 ans) soit 940 000 000€. Ça tombe bien, les caisses sont vides. Celles de la Sécurité. De la Sécurité Sociale, je précise à l'attention de Nullité Suprême qui me lit régulièrement. Et cela ne sert à rien puisque ces pauvres ères ont déjà été attrapés, jugés, condamnés.
On peut même les convoquer, les plus dangereux pendant leur retraite d'handicapé.

Revenons à mes soins particuliers.
A noter que son système informatique lui indiquait que j'avais 3 ans de mise à l'épreuve, une erreur quelque part, alors que c'est 2 ans de convocations à la con. Elle ne sait pas à partir de quand.
Là encore, au moment où j'allais hurler à l'arnaque étatique et non informatique, hyper-chiante, elle trouve un collègue qui sait : 2 ans + 5 jours à compter du jugement en appel.
Fin du chapitre "je te ferai interner le moment venu" le 7 août 10.
Nos adieux seront déchirants, mais la police et son extension Palet Djustisse m'aura trouvé d'autres jeux juteux (pour les laboratoires privés).


En attendant, nous faisons oeuvre utile, nous autres justiciables et justiciers, la sécurité de mon quartier se met en place :



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