lundi 14 mai 2007

043 Rapport de police pages 3 et 4 sur 18

0043 Rapport de police feuillet 3 et 4 sur 18
FEUILLET 3
république française
ministère de l'intérieur, de la sécurité
intérieure et des libertés locales
direction générale de la police nationale
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commissariat central du 12ème Arrdt.
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P.V. 2006 / 6272

AFFAIRE :

Contre HENIN Patrice

VIOLENCES VOLONTAIRES
OBJET :
AUDITION de Mme H. R.
PROCES VERBAL
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L'an deux mille six,
le vingt trois avril à vingt et une heures
Nous, F. D.
BRIGADIER CHEF DE POLICE
en fonction au S.A.R.I.J. 12
Officier de Police Judiciaire en résidence à Paris 12
---Etant au service,---
---Poursuivant l'enquête en cours dans les mêmes formes de droit,---
---constatons que se présente à nous la personne ci-dessous désignée qui nous déclare : ---
---SUR SON IDENTITE :----------------------------------------------------------------------------
---"Je me nomme H. R."-------------------------------------------------------------------
---"Je suis née le 23/04/1929 à JARNY (MEURTHE ET MOSELLE)."----------------------
---"Je suis de nationalitéFRANÇAISE."-------------------------------------------------------------
---"J'exerce la profession de : RETRAITEE".--------------------------------------------------------
---"Je suis domiciliée xy, BOULEVARD PONIATOWSKI 75012------------------------------PARIS."--------------------------------------------------------------------------------------------------
---"Mon numéro de téléphone personnel est le 01.xx.xx.xx.xx."
---SUR LES FAITS : ---
---" Aujourd'hui, pour mon anniversaire, mon fils J. est venu avec sa compagne et mon petit-fils C.---
---Nous avons déjeuné tous ensemble à Bercy, puis nous voulions aller au cinéma.
------Nous avons pris les places et comme la séance n'avait lieu qu'une heure plus tard, nous sommes rentrés chez moi pour patienter car il pleuvait.---
---En arrivant dans la cour, j'ai vu Patrice, mon fils aîné.------Il avait un paquet à la main, j'ai vu ensuite qu'il s'agissait d'un gâteau.---
---J'étais un peu étonnée de sa présence et je lui ai dit que je ne l'avais pas invité à venir chez moi.---
[elle m'a regardé, son visage s'est tordu comme pris de douleur, courbée vers le sol, mais elle n'a absolument rien dit en me voyant]
---Je vous précise que Patrice et J. sont en froid tous les deux.---
[je refuse de le rencontrer quand il vient en France et que j'en suis averti, et ceci depuis sa tentative d'envoyer mon père atteint d'une leucémie aiguë à Houston, en hôpital pour des essais cliniques. En réponse à mes questions, l'Innommable m'avait répondu par courriel qu'il "me ferai interner le moment venu". Sinon, par le passé, je lui ai toujours rendu service quand il me le demandait, comme signer ses cartes de chômage pendant un an et demi en 1985-86.]

---J. est arrivée avec sa compagne et C.---
---Patrice a été surpris de les voir.---
---J. a eu une remarque cinglante à l'égard de Patrice.---
[rectification : l'Innommable a hurlé à l'oreille de ma mère : "Quoi !! Tu fréquente encore ce déchet !!". Elle en est restée paralysée pendant toute la "séance".]

---Patrice s'est alors énervé et a sauté sur J.---
[moi aussi, j'en suis resté interloqué, immobile, puis il m'a regardé méchamment et m'a donné un coup à la tête qui a fait voler mes lunettes au loin. Lorsque ma mère a lu, le 7 septembre 2007, le jugement qui reprenait cette phrase "... a sauté sur l'Innommable", elle a pleuré en m'assurant qu'elle n'avait jamais dit cela. Plus tard, juin 2008, en lisant la déposition pour la première fois depuis 2006, elle s'est mis en colère et a dit qu'elle devrait porter plainte contre le flic. Mais elle a tendance a fuir toute allusion à cette affaire, en 2009.]

---Ils se sont empoignés, je n'ai pas bien vu s'il y a eu échange de coups.---

[là, le flic invente, après avoir entendu un hurlement de dingue, après avoir reçu un coup, perdu mes lunettes, j'ai pointé mon parapluie fermé vers le ventre de l'Innommable, en lui ordonnant d'aller chercher mes lunettes. Il a attrapé mon parapluie, l'a cassé, et s'est alors mis en garde de boxeur, très menaçant et déterminé, en me forçant à reculer. Acculé au mur, ne pouvant plus reculer ni avancer, j'ai exhibé mon arme électrique d'auto-défense en la faisant claquer en l'air pour qu'il arrête. L'Innommable savait que je possédais cette matraque et que je la prenais uniquement pour aller chez ma mère lorsque je craignais de tomber sur lui.]

---J. a pris un vélo d'enfant qu'il y avait sur place pour se protéger de Patrice qui avait une arme électrique (TASER).---
[remplacez taser par stun gun si vous aimez l'anglais, ou matraque électrique. Tout le monde sait que le taser est réservé à la police américaine et canadienne. Depuis lors, en France, nos policiers jouent aussi avec. Un mort en France, 512 aux Etats-Unis, 4 au Canada. Il fallait écrire : "l'Innommable a saisi un vélo et a frappé son frère avec pendant 6 à 8 minutes, et Patrice n'a jamais utilisé son Stun Gun]
--J'ai essayé de les séparer en plaçant mon parapluie entre eux.---
[le flic est en verve. En fait, ma mère n'a pas bougé pendant toute la scène.]

---Des voisins sont arrivés et Patrice a du avoir peur ou je ne sais quoi, et il est parti.---
[Contraire au récit de l'Innommable, et c'est un voisin qui est apparu. Heureusement qu'il n'y a pas de grand-mère témoin de la scène, ce flic prolixe aurait parlé "d'un bus de voisins qui arrivent..."]

---J'étais choquée et je suis remontée chez moi.---
[aucune mention des coups portés par mon frère, curieux]

---J. est venue me voir pour me dire qu'il venait au commissariat, et je l'ai accompagné.---
[elle m'a précisé plus tard "il m'a entraîné au commissariat en me disant "viens porter plainte."]

---Je ne vois rien d'autre à ajouter."---
[elle m'a souvent dit que le flic s'était rendu compte qu'elle ne voulait pas dire grand-chose, et il n'avait donc pas insisté avant de s'en débarrasser]

---Après lecture fait personnellement, Mme H. persiste et
.../...

[signature Mme H.] [signature F. D.]

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FEUILLET 4

signe avec nous le présent à 21h25
[Comme "mon" flic, il lui a dit que ce n'était pas la peine de relire, et elle a signé sans lire]
Mme H. Le Brigadier Chef
[signature Mme H.] [signature F. D.]
[sceau]
06116933






De Who dares wins (qui ose gagne)


De Who dares wins (qui ose gagne)


C'est le point le plus douloureux et le plus incompréhensible de mon affaire : l'attitude de ma mère.
Que des flics inventent n'importe quoi pour aider un ancien PDG bouygueux à me faire interner, je le comprend. Depuis le régime de Vichy, on sait comment fonctionne la police : au service du plus fort.
Depuis bien avant Sarkozy, les commissariats se remplissent de voyous. Un exemple, de mes yeux vus : ils aiment faire baisser son froc à un noir, dans le métro, pour une fouille au corps. Avant de le laisser partir sans le fouiller et en rigolant. Au lieu de l'embarquer si une fouille intime est nécessaire.
Mais comment embarquer un délit de faciès qui n'a rien fait d'autre que d'exister, au passage d'une ronde de police rassurante ? En l'humiliant sur place, en espérant une "rebellion et outrage à agent", ou en le laissant repartir avec son délit inscrit sur la figure (pour les autres barrages, il finira bien par "commettre un outrage à agent").
Qu'une mère puisse être manipulée à ce point par son fils cadet, j'ai mis du temps à me l'expliquer.
Moi, je risque d'être interné en psychiatrie, et de toute façon je finirai dans un hosto.
Lui risque la taule en France, puis aux Etats-Unis. Là-bas, c'est mortel pour un douillet capitaliste frenchie, en plus.
Elle m'a toujours assuré qu'elle aimait ses trois enfants pareillement. Donc, je comprends même qu'elle puisse m'en vouloir, de me battre bec et ongles contre ce monstre et ses acolytes, fussent-ils expert-psychiatre ou président.
Découvrir que la police est utilisée comme milice privée (et gratuite) d'un ex-PDG de Bouygues Immobilier, que le Palais de Justice abrite leur service juridique, c'est émouvant de la part de Sarkozy.
Il y a de quoi diffamer en bloguant, non ?
Et de prendre l'Elysée le 1er mai prochain, non ? Ça urge.

ooooOoooo
Suite : 0044 Rapport de police pages 5 à 8 sur 18
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Ajouté le 17 mai 2010 :
Lorsque ma mère a enfin lu son "témoignage", d'abord en septembre 2007, en lisant les paroles que la juge a extrait du rapport pour m'accuser, elle sanglotait "mais j'ai jamais dis ça... ". Elle a pleuré.
Lorsque ma mère a lu le rapport en entier, très longuement, en écartant souvent les feuilles de ses yeux, elle essayait de dire, d'une voix qui se voulait mi-amusée, mi-incrédule : "on dirait... des bébés qui ont... écrit ça...", elle a pleuré.
Bravo, Frédéric D., vous pouvez vous vanter d'avoir fait pleurer ma mère. Je n'avais vu ça en 60 ans.
Même pendant les obsèques, elle était défigurée par la douleur mais essayait de rester digne, à cause des drapeaux des associations comme l'ANAP, en la chapelle Impériale de l'Hôpital Bégin.
Une femme de soldat ne pleure pas, elle accepte : "voilà... on vous met dans... une boîte... voilà..."
Bravo, Frédéric D.
En mars 2010, elle a finalement signée ce que je lui réclamais depuis des années.
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Paris, le 15 février 2010
 
Je n'ai lu que deux ans après sa rédaction le rapport de police rédigé par le brigadier-chef Frédéric
D., le 23 avril 2006, jour de mon anniversaire.
 
Il m'avait dit que ce n'était pas la peine de relire, alors j'ai signé sans relire.
Je n'ai jamais dit "... que je ne l'avais pas invité chez moi".
Je n'ai jamais dit "... Jérôme a eu une remarque cinglante à l'égard de Patrice".
Je n'ai jamais dit "... Patrice s'était alors énervé et a sauté sur Jérôme".
Je n'ai jamais dit "... ils se sont empoignés..."
Je n'ai jamais dit "... j'ai essayé de les séparer en plaçant mon parapluie entre eux".
 
Fait pour valoir ce que de droit.
Madame Renée Hénin
00 boulevard du Désespoir
75012 Paris




Je soussigné Madame Renée Hénin, née Royer, certifie avoir lu un courriel de mon fils l'Innommable, peu de
temps après mon retour de Floride le 22 juin 2004. L'Innommable y écrivait à son frère Patrice : "je te
ferai interner le moment venu".
J'avais tout de suite demandé à Patrice de ne pas montrer ce courriel à son père, trop malade.
Fait pour valoir ce que de droit.
Madame Renée Hénin

Ma mère a toujours dit qu'elle aimait ses trois enfants.
Si elle signe, Jérôme va en prison, d'abord en France, puis en Floride.
Si elle ne signe pas, elle a enfin fini par comprendre que j'allais réellement aller en hôpital psychiatrique.

En février 2010, elle a enfin compris que l'on voulait la dépouiller de l'arriéré de pension d'invalide de guerre de son mari. J'ai mis des années à lui faire admettre l'inadmissible : le Conseil d'Etat en la personne de Me Louis Boré, son propre avocat, la prend pour une gâteuse, prépare sa mise sous tutelle, n'attend même
pas son décès pour donner le remboursement des frais d'avocat et ensuite le rappel (environ 25 000€) à ses
enfants chéris.

Cela doit être très dur, pour une mère, d'avaler ça. Ce n'est pas encore digéré.
Elle en souffre, parfois elle se déconnecte de la réalité, se met en colère contre celui qui lui rappelle cette sorte de guerre qu'elle n'avait jamais connu :  moi. Rien qu'en lui rendant visite.
Il est pratiquement impossible d'éviter le sujet, malgré nos efforts. Parfois on s'en tire par l'humour.
Elle se réfugie dans la compagnie de ses "copines".

L'Innommable ne lui a jamais laissé le temps de faire son deuil. Depuis 4 ans. C'est un calcul. La rendre folle. Bravo, Frédéric D., de votre coopération.
Mais c'est une femme pleine de bon sens. Lucide. Tellement lucide qu'elle n'a jamais cru que mon député "gaulliste" Nicolas Dupont-Aignan lui serait d'une quelconque utilité. Alors que moi j'y croyais, à force de l'entendre clamer ses belles phrases, faire siennes les valeurs du gaullisme.

Elle n'a jamais voulu me donner copie de ces deux documents, qu'elle a recopié à la main, de peur que je
me précipite chez moi pour les bloguer.

oooOooo
oooOooo

Patrice hénin