mercredi 25 avril 2007

024 Départ de la course aux lapins

0026 Départ de la course aux lapins (Beatrice's appointments)
Mardi 2 octobre 2007
Je me préparais pour le rendez-vous que Me Béatrice Zareczky-Weinberg m'avait donné par téléphone : rendez-vous aujourd'hui à 11h au 17 rue de Montreuil, Paris XII.
Je l'avais félicité pour le choix de l'heure, la dernière fois, j'avais rendez-vous à 9h30, elle était venue à 10h45. Je lui ai quand même demandé si je pouvais venir à 12h15. Non, c'était à 11h, pour de vrai.

A 10h15, mon téléphone portable me transmet la voix très pressée de BZW. Dans la confusion de cette voix précipitée, comme paniquée, je devine que le rendez-vous est annulé, sera reporté, ne vous inquiétez pas, on m'appelle sur une autre ligne, vous savez... puis coupure de la communication.
Effectivement, quelques jours plus tard, je reçois une lettre :



Béatrice Zareczky Weinberg
Avocat à la Cour

17 rue de Montreuil Tél. : 01 43 40 78 67
75011 Paris Fax : 01 43 70 53 64
Paris, le 5 octobre 2007

Affaire: HENIN/MP

Monsieur

Je reviens vers vous suite à notre entretien téléphonique et vous prie une nouvelle fois de bien vouloir excuser l'annulation de notre rendez-vous.

Etant en province toute la semaine prochaine pour raisons professionnelles, je vous propose que nous fixions un nouvel entretien à partir du 26 octobre 2007.

Je vous remercie de bien vouloir prendre contact avec mon cabinet afin que nous le fixions à une date à notre mutuelle convenance.

Restant dans cette attente,


Je vous prie de me croire,
Votre bien dévouée.

Amitiés socialistes...
Béatrice Zareczky Weinberg
Avocat à la Cour
[énorme signature]
Palais D.899
Membre d'une Association agrée, acceptant à ce titre le règlement des honoraires par chèque.



En fait d'absence « la semaine prochaine », je n'ai eu aucun problème pour lui téléphoner à réception de cette lettre pour convenir d'un rendez-vous le 26 octobre 2007 à 14h.
Le 26, elle m'a rappelé pour reporter le rendez-vous à 15h au lieu de 14h.
Et le 26 octobre, vous n'allez pas me croire, elle était bien à son rendez-vous. Pour qu'elle ne puisse pas dire que le dossier est « dans les couloirs », j'étais passé au labyrinthe du Palais-des-Affaires-Juridiques-pour-Riches-et-Puissants, prendre la copie du jugement.

Je lui remets la copie sans réclamer ma part d'honoraires, elle n'arrêtait pas de griller cigarette sur cigarette tout en téléphonant sans arrêt.

Toutefois, entre deux coups de fil, au moment où je m'apprêtais moi-même à l'appeler pour lui signaler ma présence dans son bureau, elle m'annonce qu'il vaut mieux convenir d'un autre rendez-vous, elle a trop de « prisonniers » à traiter ce jour.

Elle me rappellera. Moi aussi.

J'ai pu arriver à temps à mon restaurant.
Le soir, j'avais une réunion Désirs d'Avenir, sujet « démocratie participative ». C'était du temps où j'y croyais.
Dans un tout autre uunivers parallèle, nous étions en pleine préparation de la campagne municipale. Par exemple, nous avions voté le 18 pour « choisir » notre maire, au local.
Il y avait un bulletin pour « élire » la maire : une enveloppe et un bulletin Michèle Blumenthal pour le XIIème, une autre enveloppe et un bulletin « Delanoë » pour « choisir » le maire de Paris.
Il fallait mettre le bon bulletin dans l'enveloppe, et ne pas se tromper d'urne : une pour les votes du maire de Paris (ils n'ont pas osé marquer « Delanoë »), une pour Blumenthal le/la maire du XIIème.

Pour l'élaboration de la liste municipale, les noms sont choisis par une commission justement bien nommée "Ad Hoc"... faudra qu'on m'explique. Il existerait une commission Ad Hoc, dont la composittion est secrète.
J'ai compris que le militant n'est bon qu'à faire la claque, distribuer des tracts, coller des affiches, démarcher avec une panoplie d'argumentaires et vendre de moins en moins d'arguments socialistes, mais de plus en plus de « Blumenthal-Delanoë ».

J'ai demandé pourquoi on avait poussé le ridicule jusqu'à installer un isoloir. On m'a répondu qu'il fallait respecter la procédure, dans une élection !

J'ai répondu « Ah ! C'est une élection ? Garantie sans ballottage, d'accord, mais qui nécessite au moins des dizaines de ballots. »
Des ballots à trouver dans les rues avec nos tracts, puis à faire adhérer pour découvrir la démocratie façon cuisine interne du PS.
Très important, il faut être à jour de ses cotisations pour voter.
Il y avait donc une caisse pour se mettre en règle. Ouf !

En fumant une cigarette en-dehors du local, pendant le dépouillement (il y a des nuls !), j'ai entendu une clameur, des salves d'applaudissements.
Blumenthal venait d'être élue par les militants !
Ils respectent vraiment la procédure jusqu'au bout ! Mais il n'y avait pas de champagne.
Malgré les nombreux départs de militants dépités, j'ai mis du temps à comprendre pourquoi le PS existait encore : ceux qui partent sont remplacés par d'autres naïfs pleins d'illusions, avant d'être illusionnés.
Ceux qui restent depuis des années sont souvent les mêmes qui aiment montrer à leur collègue de bureau : « tu vois, je suis là, sur la photo, à côté de Delanoë ».
Ceux qui y passent leur vie finissent peut-être en haddock.

Voilà, à suivre...

De Who dares wins (qui ose gagne)