lundi 16 avril 2007

016 Convocation à l'examen du Permis de Dangerosité

0016 Convocation à l'examen du Permis de Dangerosité



Docteur Marie-Elisabeth Meyer-Buisan PARIS, le 04/06/07

Psychiatre des Hôpitaux
Expert près la Cour d'Appel de Paris
Agréé par la Cour de Cassation
Centre médico-psychologique
6 rue Picot 75116 Paris
Tèl. : 06 09 65 13 92

Métro : Victor Hugo
A partir de la place Victor Hugo, lieu de sortie du métro, prendre l'avenue BUGEAUD, La rue PICOT esr la 2ème rue sur la droite dans cette avenue.

Monsieur,
Le Juge de la 16ème Chambre Correctionnelle du Tribunal de Grande Instance de Paris, m'a demandé de vous examiner.
Pour cela je vous propose un rendez-vous à l'adresse ci-dessus le vendredi 15 juin 2007 à 14h que je vous serais très obligée de bien vouloir confirmer le plus rapidement possible au 06 09 65 13 92, en me laissant un numéro de téléphone où je puisse vous joindre.
Il est important que vous m'apportiez tous les documents médicaux vous concernant.
Recevez, Monsieur, l'assurance de mes salutations dévouées,

[signature]



Mon premier réflexe est de téléphoner non pas au numéro de portable indiqué, mais au numéro fixe de ce bureau, trouvé par Internet. Je découvre en passant que ce "Centre médico-légiste" est une annexe de l'hôpital Ste-Anne. Je confirme le rendez-vous.

Mon deuxième réflexe, après avoir réalisé qu'il s'agissait du dernier week-end de la campagne législative, est de me consacrer à mon boulot : tractage, boîtage, métros, marchés, etc.
Alors le jour dit, 15 juin, je milite comme un fou le vendredi et le samedi, et tiens mon rôle d'assesseur le dimanche au bureau de vote.
Non seulement je n'annule pas le rendez-vous, mais je téléphone pour lui confirmer que je viendrai !
Je ne respecte pas ce genre de psychiatre qui établit des diagnostics sur commande. Il est certain que si je vais à cette convocation, j'en sortirai avec une tare quelconque destinée à me faire interner, puisque tel est le souhait de mon frère bouygueux.
Il me semblait plus important, justement, de lutter contre cet establishment. Et je me demandais si je devais pas faire le parcours complet de ce calvaire, et laisser cett psychiatre "agréée" me "tarer". Et j'étais curieux de savoir comment elle s'y prendrait, pour transformer un être doux et gentil comme moi en terreur ambulante.

Mais la veille de l'élection, pas de temps à perdre.
Et puis, cette campagne était agréable, on sentait une majorité derrière nous dans ce brave peuple du XIIème arrondissement, et la candidate Sandrine Mazetier était une candidate de conviction (DSK, hélas), pugnace, intelligente, jeune, moderne et bien au fait de ses dossiers.
Notre présence attirait des sourires, on était loin des réactions du type "vade retro, ségonnasse !" de la campagne présidentielle.
Le 17 juin au soir, à la mairie, c'est l'ivresse de la victoire.
Le candidat UMP "copain de Sarkozy" Arno Klasfeld, l'avocat à roulettes, fait son dernier trait d'esprit à la TV en déclarant : "Oui, je suis ba ba ba ba battu... je reviendrai... c'est une longue histoire d'amour...".
Chez les socialistes , cris de joie, "c'est une victoire his-to-rique ! Le XIIème était à droite depuis cinq...! ante...! ans !"
Oui, mais Sarko est là pour 5 ans. Avec une majorité parlementaire.
Enfin, en toute fierté, nous avons quand même "libéré" le XIIème !
A suivre...

De Who dares wins (qui ose gagne)