mercredi 9 janvier 2008

Mon Credo en neuf verbes

Mon Credo en neuf verbes

L'activité qui épanouit, qui enrichit, qui construit;
l'argent qui corrompt, qui pourrit, qui détruit;
la planète qui nourrit, qui subit, qui périt.



Ce credo est un constat, de l'apologie à la révolte, de l'enthousiasme, de la vie.
C'est l'économie et la finance.
C'est le social et l'humain.
C'est la planète.
C'est ainsi un souhait de développement durable.

L'argent qui corrompt.
La corruption de fonctionnaires est un délit tellement grave qu'il serait impossible de construire un état, de maintenir une justice, si elle se généralisait. Ou d'entreprendre dans un marché sain.
"Lorsqu'un gouvernement est dépendant des banquiers pour l'argent, ce sont ces derniers, et non les dirigeants du gouvernement qui contrôlent la situation, puisque la main qui donne est au-dessus de la main qui reçoit. [...] L'argent n'a pas de patrie ; les financiers n'ont pas de patriotisme et n'ont pas de décence ; leur unique objectif est le gain."
Napoléon Bonaparte (1769-1821)

L'argent qui pourrit.
Les âmes, la morale... Seul, il n'a aucune valeur, il n'est qu'un instrument de transaction, de mesure, de prévoyance. Une abstraction sensée irriguer l'activité, remplir des réservoirs en toute mesure.
Ce n'est pas l'argent qui encourage l'honnêteté. Il attise la convoitise, fait perdre humanité et scrupules.
Mais il y a l'argent qui investit, qui embauche, qui édifie.

L'argent qui détruit.
Les âmes, les êtres vivants, la planète, la nature. Qui dénature tous et tout.
J'écris "l'argent" au lieu de "le capital", parce que je suis anti-capitalistes, pas anti-capital.

L'activité qui épanouit.
Ce devrait être le cas du travail. Cela me semble de moins en moins vrai.
J'écris "activité" au lieu de "travail", parce qu'il existe des retraités, des écoliers, des étudiants, des bénévoles, qui sont très actifs.

L'activité qui enrichit.
C'est l'activité qui crée des richesses, qui motive et permet de constituer des capitaux, des épargnes. Les capitaux servent à créer du travail et des infrastructures, sous haut contrôle pour éviter toute dérive dictée par l'égoïsme ou la cupidité.

L'activité qui construit.
On a toujours envie de s'activer pour construire. Avoir besoin de détruire et d'exploiter pour créer plus d'argent, c'est un crime contre l'humanité qui est perpétré à chaque coin de rue, à "tout bout de champ".

La planète qui nourrit.
Si on sait la gérer de façon durable. Agriculture, distribution et transports, gestions des déchets, industries, production d'énergie, sont à reconstruire de toute urgence.
Car une planète de quelques repus dans une marée humaine à 2 euros par jour, alors que la planète pourrait et doit nourrir tout le monde...

La planète qui subit.

Nous avons mis 60 ans pour créer un réchauffement climatique qui va durer 1 000 ans. C'est uniquement le résultat du système capitaliste non contrôlé moralement et fiscalement.
Aux déplacés (migrants) politiques, fuyant l'oppression, ont succédés les déplacés économiques, fuyant la misère, et aujourd'hui apparaissent déjà les déplacés écologiques, ceux qui ont déjà de l'eau jusqu'aux genoux, ou l'estomac...

La planète qui périt.
Mais n'est pas morte. Pas encore. A moins que notre système économique et notre mode de consommation ne changent radicalement et très rapidement.

Qui sait conjuguer au moins ces neufs verbes peut diriger ce monde pour le bien de tous.

Patrice Hénin 31 octobre 2007

ooooooooooOoooooooooo

Il y a, en chacun d'entre nous, quelque chose que les autres n'ont pas.
(Selon que ce soit noir ou blanc, on vous le fera savoir ou pas).

Ce quelque chose, sourd souvent du vécu.

Ce quelque chose que vous avez d'unique peut être repoussant, vilain, inacceptable, etc., alors ne vous en faites pas !
On ne manquera pas de vous le faire remarquer (ou alors, c'est grave !).
Si ce quelque chose est une pépite, alors il vous faudra la mettre en valeur et l'imposer.

Je crois aussi que personne ne peut rester aujourd'hui inactif à moins d'être réellement inconscient.
Alors j'écris, ou je parle, je milite.