dimanche 28 octobre 2012

Témoin muet par mutation


Témoin muet par mutation

Je devais passer en appel le 9 février 2012 (pôle 8 ch10), il me fallait obtenir le témoignage des personnes qui avaient assisté à mon arrestation plutôt musclée du 15 mars 2011. Scéne raconté dans l'article "Saint-Patrice", avec photos de mes blessures..

J'avais déjà rencontré brièvement en avril 2011 la gardienne de l'école maternelle du 40 rue des Meuniers 75012 Paris.
Elle avait bien vue l'arrestation, avec 4 ou 5 personnes avec qui elle discutait,  mais n'avais pas le temps de faire un témoignage à brûle-pourpoint, et de mon côté je n'avais rien préparé. Je lui avais dis que je repasserai plus tard.
Mais ce n'est que vers la mi-janvier 2012 que je repasse la voir.

Je tombe sur une jeune intérimaire, très certainement, à l'accent étranger qui me dit que la gardienne est malade pour 8-10 jours.
Je lui laisse un dossier contenant les photos des coups reçus par le flic, le rapport de police du 23 avril 2007 et le jugement délirant qu'il avait entraîné, à titre d'exemple de la corruption des flics de notre quartier, des beautés de notre justicerie.

J'y avais joint le jugement du 12 mai 2011 avec la version racontée par l'agent David Gatty, celui qui pratique la musculation pour pouvoir arrêter seul un handicapé pulmonaire de 62 ans, essoufflé dès qu'il se met à marcher. 

La version David Gatty est complètement inventée, cela se voit aux incohérences du PV.

J'avais préparé un exemple de témoignage relevant les mensonges de cet agent :
Modèle de témoignage de l'arrestation du 15 mars 2011 dont vous avez été témoin :
Madame Nom :               prénom :
Adresse :                                        fonction
J'ai assisté, moi et d'autres personnes avec qui je discutais, à la violente arrestation  de M. Patrice Hénin, le 15 mars 2011 à 16h40.
Après avoir lu le procès-verbal utilisé par le tribunal, rédigé par l'agent David Gatty, que j'avais pris pour un agresseur avant qu'il ne crie "police", alors que moi je lui criais "mais arrêtez !", j'affirme que :
Sur la "rébellion" :
"...
Qu'après que les policiers eurent tenté, en vain, de faire recracher…"
j'affirme que M. Patrice Hénin a été attaqué par un seul policier, David Gatty, donc.
"… le mis en cause portait au gardien de la paix un coup de poing au thorax…"
M. Patrice Hénin n'a pas pu frapper le policier qui l'a étranglé, il s'est protégé des coups portés par le policier, essayé de dégager sa gorge pour respirer, c'est lui qui a reçu un coup de poing au thorax comme l'indique son certificat médical, ce qui n'est pas mentionné dans le jugement.
"… que par la suite, alors qu'il était procédé au menottage, il lui portait un coup à la cuisse…"
M. Patrice Hénin a donné un coup à la cuisse du policier
M. Patrice Hénin n'a pas donné un coup à la cuisse du policier
(rayer la mention fausse)
"… qu'il était amené au sol et qu'il lui portait alors deux coups de pieds au bas-ventre…"
M. Patrice Hénin a été effectivement violemment plaqué au sol, à plat ventre, le policier sur son dos en train de l'étouffer et c'est à ce moment, non avant, qu'il a menotté M. Hénin. Donc, M. Patrice Hénin ne pouvait pas donner de coups de pieds, ne pouvant bouger, à plat ventre, immobilisé au sol.
"… tout en criant : va te faire enculer, sale flic de merde… grosse merde… connard…"
M. Patrice Hénin a essayé de crier 2 ou 3 fois "prévenez la gardienne du 29" (son adresse, proche du lieu de l'arrestation).
Il n'a pas crié ce qui est écrit dans le PV.
Il a crié ce qui est écrit dans le PV
(rayer la mention fausse)
Patrice Hénin m'a affirmé (à la gardienne d'école) que c'était un coup monté (le 3ème depuis 5 ans), que deux personnes qui ont effectivement téléphoné au dealer et acheté du haschich (il n'est pas précisé que Patrice Hénin aurait téléphoné), n'ont pas été conduites à l'infirmerie psychiatrique de la préfecture de police et ont été relâché dans la nuit.

Le préfet de police de Paris Michel Gaudin s'est levé à 3h du matin pour venir au commissariat donner l'ordre de l'envoyer dans cet asile psychiatrique policier au lieu de le relâcher comme les deux autres.
Après avoir passé une nuit blanche les bras attaché, le lendemain 16 mars après-midi le psychiatre Dr Forissier de cette infirmerie de la préfecture de police n'a pas jugé bon de l'interner "en raison de sa personnalité".
M. Hénin a alors été conduit au dépôt et y a passé sa deuxième nuit blanche pour y être jugé en flagrant délit avec rébellion à agent, pendant que les deux autres acheteurs étaient relâchés.
Il a été libéré le 17 mars 2012, jour de la Saint-Patrice, le jugement ayant été reporté pour que le pauvre agent meurtri puisse préparer sa "défense".
L'agent David Gatty réclame 1000€ "d’indemnités" pour les violences qu'il m'a infligé !

Patrice Hénin affirme que le vendeur sortait tout juste de prison, qu'il était curieux qu'il puisse se trouver un fournisseur aussitôt pour reprendre ses activités.
Dans le véhicule de police qui emmenait Patrice Hénin et le dealer Manuel Jesus MarquèsCe vendeur m'a plusieurs fois interpellé pour me proposer du haschich, ce jour là il a vraiment insisté en me suivant dans la rue, alors même que des amis à lui signalaient "il y a des keufs partout, fous le camp". Il était prêt finalement, devant mon refus obstiné, à me l'offrir "en dépannage" !

Patrice Hénin m'affirme que ce vendeur encourait 4 ans de prison pour récidive immédiate, mais qu'il a été relâché un mois plus tard, certainement pour sa coopération avec la police.
Fait pour valoir ce que de droit. Signature, date.

Dans la grosse enveloppe que j'ai laissée à la remplaçante de la gardienne, il y avait aussi des copies de mes certificats médicaux.









Puis je lui dis que je repasserai à la fin de l'arrêt maladie de la gardienne, dans 10 jours.
Lorsque je suis repassé, je tombe sur deux intérimaires, qui me disent avec leur accent étranger que la gardienne est encore malade !
- Pour combien de temps ?
- Oh, on ne sait pas, pour une période indéterminée, mi février peut-être, on ne sait pas.
- Bon, j'ai compris, après le 9 février 2012 !
Je pars, en leur laissant l'enveloppe.

Plus tard, après l'appel du 9 février 2012 qui a été renvoyé au 19 septembre 2012 parce que je n'avais toujours pas trouvé d'avocat acceptant de me défendre (une largesse du tribunal en attente des élections ?), je suis repassé dans cette école.

Il n'y avait personne, j'ai vu mon enveloppe sur le guichet de la gardienne avec un papier d'un bloc imprimé "Mairie de Paris" sur lequel était écrit "Si un nomme (sic) se présente pour un témoignage, appeler la directrice".
Cette directrice, Corinne Moreau, m'a entendu, est descendue et a insisté pour me rendre mon enveloppe en m'affirmant que l'ancienne directrice de l'école avait pris sa retraite et que la gardienne n'était plus là, sans vouloir me dire où je pouvais la joindre.

Ce refus de la laisser témoigner est en lui-même un aveu de la fausseté du PV de David Gatty.
C'est pourquoi je l'écris.

Je n'ai même plus besoin de ce témoignage, vous pouvez l'écrire à madame la directrice de l'école 40 rue des Meuniers 75012 Paris pour le lui dire.
Avec copie au président de la République pour lui dire que vous savez, grâce à Patrice, jusqu'où peut aller la barbarie dans l'ex-pays des droits de l'homme.

Ah, j'oubliais ! Cela fait plus de 5 ans que je vous raconte comment la police, les élus de tous partis et la justicerie française fonctionnent, et pourquoi, au profit de qui, je me suis présenté à la présidentielle puis aux législatives pour en tirer les conclusions et proposer les solutions pour rétablir la République française et son état de droit, mais vous ne faites jamais rien d'autre que zapper.
C'est trop flippant ce que je raconte.
Et les autres affaires encore plus graves que j'ai signalé dans la série "Untel au pays des merveilles"
Vous avez accepté en courbant l'échine qu'il n'y avait rien à faire.



Quant à l'audience du 9 février 2012, je n'ai que ce document :


De quoi me consacrer à ma candidature à la présidentielle puis aux législatives, vous ne pouvez pas imaginer le travail que cela implique lorsque l'on se présente sans appartenir à un parti, alors que je me présentais au nom du peuple français.

C'est au début de cette année 2012 que ma soeur avocate aux Etats-Unis, constatant qu'aucun avocat ne veut prendre mon affaire brûlante, que je risque la prison ferme, me dit "oh, je vais m'en mêler ! je vais me réinscrire au barreau de Paris et viendrais te défendre !"