dimanche 22 janvier 2012

morts au Champ d'honneur sans champ de bataille


http://antiterroriste.free.fr/phpBB3/viewtopic.php?f=14&t=9534&p=106387#p106387

Vous avez dit "assassinat" ?

Gérard Longuet a peut-être raison de parler d'assassinat, ils ont bien été tués (et blessés, ont les oublie toujours, les grièvement blessés), alors qu'ils étaient désarmés, pas tué au combat.

Mais annoncer aux familles, le clamer sur les ondes, qu'ils ont été assassinés, c'est leur refuser l'honneur. Ce n'est pas la meilleure façon de soulager leur perte : ... ils allaient rentrer, cette guerre est finie...


Il ne faut pas confondre champ de bataille et champ d'honneur !

Ils étaient en guerre, en Afghanistan, pas en train de faire du sport comme nous au terrain de foot d'à côté.

Ils ont été tués lâchement, mais par l'ennemi, qui a revendiqué "l'attaque" !
Cet ennemi était bien la raison de leur présence là où ils sont tombés.

Ils sont donc bien mort au champ d'honneur, pour la France, en militaires au service de leur nation, c'est à dire à mon service, celui de mes voisin, des 65 millions de français.

Ils sont morts pour servir la France, ce n'est pas un simple assassinat.

C'est cela qu'il faut dire aux familles. Insister sur le mot "assassinat" c'est alourdir leur peine.
A-t-on été frapper à leur porte pour annoncer à ces familles "... il a été assassiné..." ?
Ce n'est pas un fait divers, mais un fait d'armes.

Dès le 7ème tué, en 2006, j'avais déjà écrit ce message dans votre forum :
http://patricehenin.blogspot.com/2010/05/sept-familles-dans-le-malheur-et.html

Je le remets. Que les familles relisent que seule la fierté pourra les consoler.
Peu importe la raison de cette guerre : ce qui est rare et beau, c'est qu'ils ont choisi de servir leur nation, en acceptant ces risques, sans se poser de questions, en militaires.

Pourquoi la fierté ?
S'il n'y a pas eu de champ de bataille, ils sont morts au champ d'honneur, ce champ qui se trouve partout où l'on tombe pour les siens, sa famille, soudainement étendue à la nation entière, qui partage la peine.
Ce champ que seuls les braves peuvent fouler.


Patrice Hénin
opération NUIT QUI BLÊMIT