samedi 3 janvier 2009

004 De Tahiti à Paris, en Rolls



Quelques extraits de messages échangés par courriels :

RollsTahiti :
… Des vraies règles: Le respect, l'amour, la droiture, la parole donnée, etc....

Patrice :
Merci, on est en phase. Le sous-titre de mon blog est "Il y a en chacun d'entre nous quelque chose que les autres n'ont pas".
C'est un truc que j'avais sorti en réunion pour justifier l'importance de la démocratie, la plus large possible : questionner tout le monde (referendum) et ne pas laisser les décisions capitales aux élites.

Les intellectuels vont aussitôt me rétorquer que ce quelque chose peut être le pire comme le meilleur... mais je maintiens : il me semble que l'intuition collective (ou inconscient collectif) est plus fine que n'importe quelle expertise individuelle.

L'article 1er de la Déclaration des Droits d l'Homme devrait être "Tous les êtres humains naissent égaux en droits et valeur".
Cela inclus les bougnoules, les bonnes femmes, les métèques, les mongoliens (géographiques ou génétiques), etc., et même moi.

Les intellectuels vont aussitôt me rétorquer que cette article donne l'impression que les français se prennent alors pour le centre du monde, en incluant tous les êtres humains dans leur constitution nationale d'un petit peuple riquiqui... mais je maintiens, parce que justement, vous me le faites remarquer vous-même, il y a l'extérieur.
Mais ce sont les français qu'il faut sauver. Et les français viennent du monde entier depuis des millénaires.

Aux autres de le faire pour eux-mêmes. En raison du droit des peuples à disposer d'eux-même.
Cela marche assez bien d'ailleurs en ce moment, en Tunisie, Libye, Égypte, Bahreïn, Yémen, Syrie, Jordanie... qui entament leur évolution vers un monde démocratique ET débarrassé de la corruption.

Le plus dur pour moi, c'est l'apathie, voire l'hostilité (par jalousie ? Incompréhension ?) des gens qui suivent mon affaire de près.
J'ai découvert le sens et synonyme du mot abnégation : cruauté. Comme moquait le célèbre dessinateur des caricatures de Mahomet ("Dur, d'être aimé par des cons"), pour moi, c'est "Dur, d'aimer des cons".


OoooOoooo


Après cet échange de messages, je sors me changer les idées puis je reviens consulter ma messagerie, vers 20h ce lundi 4 avril 2011.
Horreur !
Un message me signale que mon blog n'est plus accessible depuis 18h02.



Je me connecte à mon blog, effectivement la page Google "Blog supprimé" remplace ma page d'accueil.

Bien au-delà de la consternation, ce que j'ai ressenti, je ne connais pas le mot pour le dire.
Comme si le monde s'écroulait. La civilisation s'écroule, je le sais et le vis en détail depuis 5 ans, mais là, c'est tout d'un coup.

Vers 20h, je me reconnecte pour protester auprès de Google, mais le blog est rétablit !



Immense joie, l'impression que mon combat est encore possible, que des gens civilisés existent encore quelque part !



Déjà ce matin, l'ordinateur infesté de virus ne voulait même pas démarrer l'OS Windows.
Après une intervention hors connexion, j'ai pu le réparer puis effacer 33 virus ! D'habitude, c'est 2 ou 4.

Sans le blog, impossible d'agir. Je commençais à me dire qu'en 1789, après tout, ils avaient d'autres solutions. Acheter une fourche chez M.Bricolage ? Puis marcher vers l'Elysée ? Au milieu de gens persuadés qu'ils vivent au pays des droits de l'homme ?


Une heure de suppression, ce n'est pas une surcharge des serveurs.
C'est Sarkozy et son gouvernement qui ordonnent à Google Europe (en Irlande) de le supprimer, puis Google Etats-Unis qui le rétablit. Leur adresse à Moutain View, California me visite plusieurs fois par jour, je le vois sur mon compteur de visites.
C'est un soutien manifeste, un refus de sacrifier la liberté d'expression sur l'autel de la barbarie.

Pendant ce temps, je reçois des messages qui me demandent ce qu'il se passe à mon sujet !
Des gens qui reçoivent mes messages depuis 5 ans !
Et des commentaires ironiques d'un pollueur de mon blog, qui se marre.
Dur de travailler pour des cons.
Mais le 28 avril 2011, il y aura une surprise pour ce gouvernement, et le pollueur va moins se marrer.
Plutôt se barrer.
S'il le peut.

Ce ne sera pas grâce aux français.

Patrice Hénin